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Équipe radio-canada
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Méthodologie du sondage Nielsen
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Modes d'écoute
Proportion d’unités vendues au Canada
par supports musicaux
*Les ventes de fichiers numériques sont comptabilisées depuis 2005
Sources : Statistique Canada (1970-1985), Music Canada (1985-2004) et Nielsen SoundScan (2005-2010)
Les principaux supports musicaux dans le temps
Évolution des ventes de 2005 à 2010 au Canada
chansons numériques
CD
albums numériques
vinyles
Pour en parler
Évolution des approches
hautPour en parler
Droit d'auteur
hautLa nouvelle loi fédérale C-11
Le gouvernement fédéral a présenté à l’automne 2011 son projet de loi C-11 modifiant la loi sur le droit d’auteur. Les conservateurs ont indiqué qu’ils voulaient ainsi se conformer aux exigences des traités Internet de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), adoptés en décembre 1996. Un examen de la loi sur le droit d’auteur par le Parlement est maintenant prévu tous les cinq ans.
Pour en parler
Ce qui est permis
- Copier de la musique d’un appareil à un autre - d’un CD à un lecteur numérique, par exemple - sauf si le contenu est protégé par un verrou numérique.
- Créer une copie à des fins personnelles, sauf si le contenu est protégé par un verrou numérique.
- Faire un montage personnel - un lipdub sur un site de partage de vidéos, par exemple - en utilisant de la musique protégée par le droit d’auteur. Cela doit cependant se faire sans nuire à la réputation de l’artiste ou à sa mise en marché. La musique doit avoir été obtenue légalement, et la source doit être mentionnée en ligne.
- Utiliser de la musique protégée par le droit d’auteur à des fins éducatives, humoristiques, journalistiques, de recherche ou d’études privées.
- Copier ou transmettre une oeuvre protégée par le droit d’auteur dans un cadre pédagogique, sans verser de redevances, sauf si elle est dotée d’un verrou numérique. Dans le cas d’un cours en ligne, l’oeuvre peut être conservée pour un maximum de 30 jours par l’étudiant. En réponse aux critiques, le gouvernement affirme que cela « ne menace pas indûment les intérêts des titulaires du droit d’auteur » et « pourrait avoir d’importants avantages sociaux, pourvu que cette utilisation soit équitable ».
- Les stations de radio peuvent copier gratuitement une chanson sur leur disque dur pour une période de 30 jours. Cependant, elles doivent toujours payer pour chaque diffusion de l’oeuvre en ondes.
Ce qui est interdit
- Contourner un verrou numérique, même pour faire une copie d’une oeuvre pour usage personnel, comme le transfert sur un autre appareil. Cette disposition a suscité des critiques, certains soulevant le fait qu’elle vient en contradiction avec d’autres articles de la Loi sur le droit d’auteur qui permettent la copie privée. Le gouvernement répond qu’« il revient au marché de déterminer la mesure dans laquelle les modèles commerciaux fondés sur des serrures numériques seront appliqués ».
- Fabriquer, importer ou vendre des technologies visant à briser des verrous numériques, même pour un usage privé.
- Créer ou gérer un site web de partage de fichiers (p2p ou pair à pair, BitTorrent) en sachant qu’il est conçu pour transmettre du contenu protégé, en violation du droit d’auteur. Le gouvernement autorisera les titulaires du droit d’auteur à poursuivre ceux qu’il qualifie d’« agents habilitants ». Les conservateurs affirment qu’il s’agit de l’une des premières dispositions du genre au monde.
fournisseurs d’accès internet
- Ils sont responsables d’avertir un client qu’il viole le droit d’auteur si un ayant droit (musicien par exemple) le signale. Ils doivent garder ces informations sur le client, et un tribunal pourrait demander leur divulgation si l’ayant droit le réclame. Le gouvernement estime que cette approche de « transfert d’avis […] donne aux titulaires du droit d’auteur les outils nécessaires pour faire valoir leurs droits, tout en respectant les intérêts et libertés des utilisateurs ». Il dit se démarquer d’autres pays comme les États-Unis, où le régime d’« avis et de retrait » permet au fournisseur de bloquer l’accès au contenu sans même l’ordonnance d’un tribunal.
- Les fournisseurs d’accès et les moteurs de recherche ne sont pas responsables des violations du droit d’auteur s’ils agissent strictement comme intermédiaires dans la transmission de contenu protégé.
- Le gouvernement conservateur s’oppose à l’idée d’une licence globale – montant pour le droit d’auteur prélevé à même la facture Internet – parce qu’il juge « qu’il n’est pas judicieux d’imposer une redevance […] sur les services Internet » et « qu’il ne peut à la fois favoriser l’épanouissement de l’économie numérique et appuyer une politique qui aurait pour effet de faire augmenter le coût des nouvelles technologies ». Il s’oppose pour la même raison à l’idée d’une redevance sur les lecteurs numériques.
Les dommages-intérêts
- Pour toute violation du droit d’auteur à des fins non commerciales, par exemple privées : 100 $ à 5000 $
- Pour toute violation du droit d’auteur à des fins commerciales : 500 $ à 20 000 $
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